Les Acteurs du 1er Empire
|
Augereau Charles Pierre-François
(1757 - 1816) |
![]() |
Aide de camp de Rossignol en Vendée. Il accompagnera Bonaparte en Italie, où il se couvre de gloire. Il siège à gauche au Conseil des Cinq-Cents. Il participe activement au coup d'état de fructidor. Après avoir condamné le 18 brumaire, il se joint à Napoléon qui le fait maréchal de France. Il participe alors aux grandes batailles de l'Empire, il sera blessé à Eylau. Il fera preuve de moins de détermination par la suite, lors de l'invasion des alliés, préférant se retirer au plus vite pour profiter de la richesse qu'il a accumulé par ses nombreux pillages et rapines. |
|
Famille Beauharnais
|
![]() |
|
|
Bernadotte Jean-Baptiste-Jules
(1763 - 1844) |
![]() |
Maréchal de France, il se distingua pendant la Révolution et les guerres de l'Empire, mais il ne brille pas par son génie militaire, l'Empereur l'écarta de son entourage. Bernadotte fut pressenti par la diète de Stockholm pour succéder au royaume de Suède. Napoléon ne s'y oppose pas croyant obtenir un allié au Nord, mais à la tête de son pays, Bernadotte s'allie avec la coalition européenne. Il fut marié avec Désiré Clary, la belle sœur de Joseph et ex-fiancée de Napoléon. On a prétendu que Bernadotte portait sur la poitrine, tatoués ces mots : « Mort aux rois ! » Ses descendants règnent encore sur la Suède ! |
|
Berthier Louis-Alexandre
(1753 - 1815) |
![]() |
Ingénieur et géographe, Berthier participe à la guerre d'Indépendance américaine. Suspecté d'être royaliste il est destitué de ses fonctions jusqu'à ce qu'il participe à une campagne contre « les Blancs » de l'Ouest. Bonaparte s'attachera à sa personne, qui sera son ami et confident. C'est un guerrier exceptionnel, il est au pont de Lodi, son cheval est tué sous lui à Wagram. Mais il décide d'arborer la cocarde blanche à ses troupes, il meurt en tombant d'une fenêtre (attentat ou suicide ?). |
|
Bessières Jean-Baptiste
(1768 - 1813) |
![]() |
D'une très grande bravoure sous l'Empire, il est plusieurs fois cité pour ses exploits. Il accompagne Bonaparte en Égypte, et le protège lors du 18 brumaire. Il charge à Marengo et commande la cavalerie impériale à Austerlitz et à Eylau où il est déterminant. Il est tué par un boulet de canon durant la campagne de Saxe. |
|
Famille Bonaparte
|
![]() |
|
|
Bonaparte Joseph
(1768 - 1844) |
![]() |
Frère aîné de Napoléon, il signe les traités de Lunéville, d'Amiens ainsi que le Concordat. Il fut nommé par son frère roi de Naples (1806-1808) puis roi d'Espagne (1808-1813). Après la restauration, il vécut à l'étranger. |
|
Bonaparte Lucien
(1775 - 1840) |
![]() |
Deuxième frère de Napoléon, il va lui aussi à Brienne. Passionné par la politique, il devient député puis président au Conseil des Cinq-Cents, favorisant ainsi le coup d'État du 18-Brumaire. Ministre de l'Intérieur, il sera renvoyé par son frère pour un poste d'ambassadeur en Espagne. |
|
Bonaparte Élisa
(1777 - 1820) |
![]() |
L'aînée des sœurs de Napoléon, elle administra avec intelligence deux principautés italiennes obtenues par Napoléon. |
|
Bonaparte Louis
(1778 - 1846) |
![]() |
Troisième frère de Napoléon, il est son aide de camp en Italie et en Égypte. Marié contre son gré à Hortense de Beauharnais, il devint roi de Hollande en 1806. Il abdiqua en 1810, car il était en conflit avec son frère. Louis est le père de Napoléon III. |
|
Bonaparte Pauline
(1780 - 1825) |
![]() |
Deuxième sœur de Napoléon, elle épousa le général Leclerc. Elle devient veuve lorsque celui-ci est tué durant l'expédition de Saint-Domingue. Elle vendit son duché au royaume d'Italie et partit rejoindre son frère à l'île d'Elbe où elle l'encourage à se réconcilier avec Murat. |
|
Bonaparte Caroline
(1782 - 1839) |
![]() |
Troisième sœur de Napoléon, elle épouse Murat en 1800. Grande duchesse de Clèves et reine de Naples. Eternelle intrigante, elle s'efforça en vain de conserver son royaume. |
|
Bonaparte Jérôme
(1784 - 1860) |
![]() |
Dernier frère de Napoléon, il devient roi de Westphalie en 1807. Il participe à la campagne de Belgique et il est blessé à Waterloo où il obtient le commandement de l'armée après le départ de Napoléon. Jérôme devient maréchal de France en 1850 puis président du Sénat en 1852. |
|
Brune Guillaume Marie Anne
(1763 - 1815) |
![]() |
Membre du club des Cordeliers et ami de Danton, Brune participe à la répression de Vendémiaire au coté de Barras et Bonaparte. Il participe à la campagne d'Italie, puis met fin à l'insurrection vendéenne. Il retourne en Italie où il remplace Masséna. Barras et Napoléon écartent vite ce républicain en le nommant ambassadeur en Turquie. Revenu en France, Brune est assassinée par des royalistes pendant la Terreur Blanche. Son corps est ensuite jeté dans un fleuve. |
|
Cadoudal Georges
(1771 - 1804) |
![]() |
Conspirateur français. Un des chefs de la chouannerie bretonne, il complota contre Bonaparte en 1800 et en 1803 lors de l'attentat de la Machine infernale. Depuis Londres, les royalistes avaient financé une bombe, Napoléon échappa à l'explosion qui fit ce soir là à Paris d'autres victimes. |
|
Cambacérès Jean-Jacques Régis de
(1753 -1824) |
![]() |
Juriste et député conventionnel modéré, il rédigea un premier projet du Code civil en 1798, qui fut refusé. Il fut nommé Second Consul en 1799, puis président du Sénat et du Conseil d'État et contribua à l'élaboration du Code civil. Alors qu'il avait voté la mort à Louis XVI, il se rallia aux Bourbons en 1814 après la disgrâce de Napoléon, mais fut exilé en 1815 comme régicide. |
|
Caulaincourt Armand, marquis de
(1773 -1827) |
![]() |
Diplomate et général français. Il s'occupe activement de sa mission en Russie où il est ambassadeur de 1807 à 1811. Il devient aide de camp de Bonaparte en 1802, et il est ministre des Affaires étrangères en 1813. Il représente Napoléon au congrès de Châtillon. C'est un ami fidèle de l'Empereur qui le réclame juste après avoir avalé du poison à la suite de sa première abdication. |
|
Chateaubriand François René de
(1768 -1848) |
![]() |
Il entame une carrière militaire sans conviction, avant de partir en Amérique. Il revient en France en 1800 et devient ministre plénipotentiaire de Bonaparte, il quitte son poste après l'exécution du duc d'Enghien. Il rentre de nouveau dans la vie politique en 1814, mais hostile à la Monarchie de Juillet, il se retire. Il participe également au conseil qui condamne Ney à mort. Mais Chateaubriand est avant tout un grand écrivain « René », « Attala », « Génie du christianisme »... |
|
David Jacques-Louis
(1748 - 1825) |
![]() |
Peintre français, chef de l'école néo-classique (qui prône le retour aux canons esthétiques de l'Antiquité grecque et latine). Il est député à la Convention, mais il est emprisonné après la chute de Robespierre, il est amnistié sous l'Empire dont il devient le peintre officiel (« le Sacre », «...Bonaparte... au col du grand Saint-Bernard », « la distribution des aigles » ), il a également peint le célèbre « Marat assassiné ». Il s'exile sous la Restauration. |
|
Davout Louis-Nicolas
(1770 - 1823) |
![]() |
Surnommé "le maréchal de fer". Sous la Révolution, il tente d'arrêter Dumouriez quand il passe à l'ennemi. Il suit Bonaparte en Égypte où il commande une brigade de cavalerie. A Austerlitz, il est chargé d'attirer les Autrichiens vers les marais. Pendant la campagne de Prusse, tandis que Napoléon est à Iéna, Davout se couvre de gloire à Auerstaedt où face aux Prussiens de Brünswick, il affronte des forces presque trois fois supérieures. C'est le seul maréchal de l'Empire invaincu, et il est considéré comme l'un des meilleurs lieutenants de Napoléon. |
|
Enghien Louis Antoine Henri duc d'
(1772-1804) |
![]() |
Descendant des princes de Condé. Résidant en civil à Ettenheim face à Strasbourg, il fut enlevé la nuit du 15 au 16 mars 1804 par des hommes de Napoléon et fut exécuté au château de Vincennes. Le Premier Consul espérait ainsi répondre à ceux qui complotaient contre lui pour le
retour des Bourbons, l'attentat de Cadoudal avait en effet entraîné la suspicion de Napoléon. |
|
Fouché Joseph
(1759 -1820) |
![]() |
Député à la Convention (Montagne), envoyé en mission à Lyon il réprime les révoltes antirépublicaines et assure la déchristianisation de la région. Fouché constitue un des principaux ministres avec Talleyrand du Consulat et l'Empire. Intrigant sans scrupules, il fut jusqu'à sa disgrâce en 1809, le chef de la police impériale. Il se rallie à la Restauration, il est contraint à l'exil en 1815, il quitte la France avec sa grande fortune. |
|
Gouvion-Saint-Cyr Laurent, marquis de
(1764 -1830) |
![]() |
Il se distingue lors de la Révolution, il remplace Hoche à l'armée du Rhin et Masséna en Italie. Il part seconder Lucien Bonaparte en Espagne en 1801. C'est un bon tacticien, mais lors des Cent-Jours, il prend le parti des Bourbons. Par la suite, il obtient le portefeuille de la Marine et de la Guerre, réorganise brillamment l'armée et laisse son nom à la loi sur le recrutement. |
|
Grouchy Emmanuel
(1766 - 1847) |
![]() |
Sous l'Empire, ses amitiés avec Moreau lui vaut la suspicion de l'Empereur, qui lui donne de commandement important qu'à partir de 1805, présents dans de nombreuses batailles, c'est un bon cavalier, blessé au cours de Friedland et à la Moskova. Il se fâche avec l'Empereur préférant commander de l'infanterie plutôt que la cavalerie. Il dirigera cependant la cavalerie durant la campagne de France, sa réputation tombe en disgrâce pour ses erreurs de jugements à Waterloo. |
|
Joséphine Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie
(1763 -1814) |
![]() |
Elle épouse le vicomte de Beuaharnais, révolutionnaire qui sera guillotiné. Elle lui fit deux enfants ( Eugène et Hortense ). Elle se maria au général Bonaparte qu'elle contribua à faire nommer en Italie. Devenue Impératrice des Français, l'Empereur la répudia, faute d'héritier. Joséphine dût souvent faire face aux critiques de la famille Bonaparte, elle s'était attiré la haine de Letizia, et son infécondité était un problème pour l'harmonie du couple. Horticultrice à ses heures, elle entreprit de rassembler les 250 variétés de roses en Europe. |
|
Junot Jean Andoche
(1771 - 1813) |
![]() |
Général de France, à la différence des autres principaux hommes de guerres de Napoléon qui sont tous maréchal. Junot était un des compagnons de Bonaparte lors du siège de Toulon, il participera avec lui à la première campagne d'Italie, et le soutiendra en Égypte, il se distinguera particulièrement au Portugal en 1807, où il obtiendra son titre de général. On le retrouve en Russie, avant sa défaite en Espagne face à Wellington. Gouverneur militaire de Paris, Junot s'était compromis pour une liaison avec Caroline Murat. |
|
Lannes Jean
(1769 - 1809) |
![]() |
En 1795, en Espagne, il se distingue par un courage exceptionnel, ce qui lui vaut d'être nommé Roland de l'Armée. Il participe à la campagne d'Italie, il est au pont de Lodi et reçoit deux balles à Arcole. Il suivra Bonaparte en Égypte où il est blessé à Saint-Jean d'Acre. Il reçoit un sabre d'honneur pour ses faits d'armes à Marengo. Puis il commandera l'aile gauche à Austerlitz à coté de Murat. Il était l'un des prétendants pour un mariage avec Caroline Bonaparte. Napoléon ne tarit pas d'éloges à son égard, Lannes est l'un de ces plus proches amis. Il est mortellement blessé à Essling. Lannes déclara un jour à Napoléon : « Je crains la guerre, le premier bruit de la guerre me fait frissonner. On étourdit les hommes pour mieux les mener à la mort. » |
|
Lebrun Charles-François
(1739 -1824) |
![]() |
Homme politique français. Député à la Constituante, membre du Conseil des Anciens (1795) après son emprisonnement. Il fut le troisième Consul avec Bonaparte et Cambacérès. Il est l'architrésorier de l'Empire en 1804. Et il administre la Hollande, après l'abdication de Louis Bonaparte qui était entré en conflit avec son frère. |
|
Leclerc Charles Victor-Emmanuel
(1772 1802) |
![]() |
Il se lie à Bonaparte dès la prise de Toulon, dès lors il le suit en Italie et se distingue à Rivoli. Il épouse Pauline Bonaparte en 1797 et prend part au 18 Brumaire. Il est alors commandant de l'expédition de Saint-Domingue où Toussaint-Louverture, « le Bonaparte Noir » mène une guérilla. Leclerc parvient à l'arrêter et à rétablir l'ordre. Mais le rétablissement de l'esclavage en 1802 ranime les hostilités. Le vaillant général succombe de la fièvre jaune la même année. |
|
Lefebvre François-Joseph
(1755 - 1820) |
![]() |
D'abord fidèle au roi Louis XVI, il protège la famille de celui-ci. Finalement rallié à Napoléon il joue un rôle important au 18 brumaire. Napoléon l'emploie surtout à l'arrière de son armée où il fait grâce de son expérience avec l'infanterie et de sa qualité de meneur d'hommes. A noter que Lefebvre est le mari de la célèbre « Madame sans gène » qui irrite tant l'Empereur. Lefebvre fait cependant du bon travail à Iéna et surtout à Dantzig, et il galvanise les troupes à l'arrière de la Moskova, lors de la retraite de Russie. |
|
Macdonald Etienne-Jacques-Joseph-Alexandre
(1765- 1840) |
![]() |
Il est d'abord aide de camp de Dumouriez. Puis il passe ses services à Moreau, mais en prenant la défense lors des accusations royalistes qui sont portés sur Moreau, Macdonald tombe en disgrâce. Il va rester en couverture en Russie lors de la pénible retraite. Il se démarque tout de même à Wagram et à Leipzig qu'il quittera à la nage pour échapper aux alliés. Il fait de son mieux pour retarder les alliés lors de l'invasion de France. Louis XVIII le fait pair de France, il escortera celui-ci à la frontière pour échapper au retour de Napoléon. C'est cependant lui qui est chargé de parlementer avec le tsar Alexandre, Napoléon lui offrira son sabre égyptien. Il deviendra ministre d'État. |
|
Marie-Louise de Habsbourg Lorraine
(1791 -1847) |
![]() |
Fille de l'Empereur d'Autriche François II, elle épouse Napoléon en 1810, divorcé de Joséphine. Elle lui donna un fils : le roi de Rome Napoléon II. Régente en 1813, elle rejoint son père lors de l'invasion des alliés. Elle épousera plus tard le comte de Neipperg puis le comte de Bombelles. |
|
Marmont Auguste de
(1774 - 1852) |
![]() |
Marmont est le second aide de camp de Bonaparte à Toulon avec Junot. Dés lors, il le suivra en Orient, en Italie et participera au coup d'État. Il se distingue à Marengo, puis il commande la réserve à Wagram. Maréchal d'Empire, il affronte Wellington au Portugal. Il défend Paris, et négocie la première capitulation auprès du tsar avec Caulaincourt. Mais l'Empereur ne lui pardonnera pas d'avoir laissé passer les Alliés à Paris. Il se rallie à Louis XVIII et finira en exil auprès de Charles X. |
|
Masséna André
(1758 - 1817) |
![]() |
Orphelin jeune, il était d'abord mousse sur un navire. Mais il se distinguera vite lors du siège de Toulon, il accompagne Bonaparte en Italie où il force le passage du pont de Lodi. Ses prestations en Italie lui vaut d'être surnommé « L'enfant chéri de la victoire » par Bonaparte lui-même. Ses soldats organiseront un jour une mutinerie pour ses nombreux détournements de fonds et autres faits malhonnêtes. Il sauve le territoire français de l'invasion en 1799 à Zurich. Il est héroïque à Gênes lors de la seconde campagne d'Italie où il conquit également Naples pour Joseph. Il joue un rôle important à Wagram. Il se ralliera à regret à Napoléon pour les Cent Jours. |
|
Moncey Bon-Adrien-Jannot de
(1754 - 1842) |
![]() |
Moncey s'engage dans l'Armée à 15 ans, il gagne ses échelons lors de la Révolution. Mais après le coup d'état de Fructidor, il est accusé d'être royaliste. Il prend part au 18 brumaire et soutient Napoléon, il quitte l'armée d'Italie pour des désaccords avec Brune et Murat. Il est alors inspecteur générale de la gendarmerie. Louis XVIII le charge de présider le conseil qui juge Ney, Moncey refuse et sera condamné à trois mois d'emprisonnement. |
|
Mortier Adolphe-Edouard-Casimir-Joseph
(1768-1835) |
![]() |
Maréchal de France, élu capitaine par les volontaires du Nord en 1791, il participe aux différentes batailles dont celle de Fleurus. Masséna le fait général de division, il commande l'infanterie de la garde en 1805, il commande l'aile gauche à Friedland. En Russie, il commandera la jeune garde. Il fait les batailles de Saxe en 1813, et commande la vieille garde durant l'invasion allié, il sera l'un des derniers à défendre Paris. Malade, il ne peut combattre à Waterloo. Il est président du conseil en 1834. Il est tué par la machine infernale de Fieschi. |
|
Murat Joachim
(1767 - 1815) |
![]() |
Bonaparte le fait nommer chef de brigade, il aide celui-ci lors de son coup d'État. Il épousera Caroline Bonaparte et entre ainsi dans les proches de l'Empereur. C'est un remarquable cavalier, il obtient un sabre d'honneur à Marengo, il est déterminant à Eylau grâce à sa charge. Murat se distinguait par ses tenues panachées et sa grande bravoure lui donnait l'admiration de l'Empereur. Il obtient le royaume de Naples après que Joseph (Bonaparte) l'ait quitté pour l'Espagne, et rompt avec Napoléon jusqu'aux Cent Jours. Il sera fusillé pour avoir tenté de reconquérir ses États (perdus au Congrès de Vienne). |
|
Napoléon Ier
(1769 - 1821) |
![]() |
Fils de famille corse, il sort de l'école de Brienne avec le grade de lieutenant d'artillerie, il se distingue à Toulon où il reprend la ville aux Anglais. Après être tombé en disgrâce, il revient sur la scène grâce à ses victoires en Italie. Après son retour de campagne en Égypte, il devient Premier Consul suite au coup d'État du 18 brumaire. Il réorganise l'administration et renforce son pouvoir. Il devient Empereur des Français en 1804, et défait par son génie militaire toutes les coalitions européennes liguées contre la France. Après avoir étendu son empire de l'Espagne à la Russie, il doit abdiquer après l'invasion de Paris. Il revient au pouvoir pendant cent jours, mais il tombe de nouveau à Waterloo, et est contraint à l'exil sur l'île de Sainte-Hélène. ( voir l'article qui lui est entièrement consacré ). |
|
Napoléon II
(1811 - 1832) |
![]() |
Fils de Napoléon Ier et de Marie-Louise. Il est proclamé roi de Rome dés sa naissance, il est reconnu Empereur par les Chambres en 1815, car Napoléon avait abdiqué en sa faveur. Il était appelé l'aiglon, Marie-Louise l'emmène avec elle en Autriche, mais il mourut à 21 ans de la tuberculose. |
|
Ney Michel
(1769 - 1815) |
![]() |
Surnommé « Le Brave des Braves ». Proche de Bonaparte, Ney se couvre de gloire à Elchingen. Il est à Iéna, Eylau et Friedland. Puis il va en Espagne où il est en désaccord avec Soult notamment, puis il se fait remarquer à l'arrière garde de la Moskova où il est héroïque. Il est de toutes les batailles lors de l'invasion de France. Il rejoint Louis XVIII, en lui promettant de ramener Napoléon dans une cage, mais devant l'enthousiasme de ses soldats, il lui tombe dans les bras. A Waterloo, il multiplie les fautes de jugements (tout comme Grouchy ), il charge stupidement lorsque la défaite est inéluctable. Condamné à mort, il sera fusillé, le jour de l'exécution il refuse le bandeau et déclare "Soldats, droit au cœur !". |
|
Oudinot Nicolas-Charles
(1767 -1847) |
![]() |
Oudinot est le maréchal le plus blessé de l'Empire, il suit Masséna lors de la seconde campagne d'Italie. Il se fait capturer en Allemagne, mais continue ses faits d'armes à la tête de ses célèbres grenadiers. Il est à Wagram et à Leipzig. Lorsqu'une balle viendra s'écraser sur sa plaque de l'Aigle de la Légion d'Honneur, il en est à sa 32ème blessure. Il ne prend pas position lors des Cent Jours et reste neutre. |
|
Pérignon Catherine-Dominique
(1754 - 1818) |
![]() |
Député en 1791, Pérignon reprend sa carrière militaire pour empêcher l'invasion des alliés, il remporte de grandes victoires aux Pyrénées (Montagne-Noire en 1794) et il remplace Dugommier. Élu au Conseil des Cinq-Cents, il est comblé d'honneurs par Napoléon, qui le fait sénateur, maréchal et comte d'Empire. |
|
Poniatowski Joseph-Antoine, prince
(1763 -1813) |
![]() |
Poniatowski est le neveu du roi de Pologne, partagée entre l'Autriche, la Prusse et la Russie. Après la victoire de Napoléon à Iéna et d'Auerstedt, il participe à la bataille de Friedland et de Dresde. Il reconstruit l'armée de Pologne et reconquiert des territoires de son pays. Fidèle à Napoléon, il se bat à ses cotés à Leipzig où il est fait maréchal de France. Il obtiendra le commandement de l'arrière-garde mais il meurt noyé lors de la retraite. Napoléon l'aurait volontiers fait roi de Pologne. |
|
Sérurier Jean-Mathieu-Philibert, comte
(1742 -1819) |
![]() |
Sérurier a affronté les Prussiens lors de la guerre de Sept-Ans, emprisonné puis libéré grâce à Barras, il participe à la campagne d'Italie où il prend la ville de Mantoue. Napoléon apprécie cette homme droit et honnête, incapable de toute intrigue, on l'avait surnommé « La Vierge d'Italie ». Il reste fidèle à Napoléon lors des Cent-Jours. |
|
Soult Nicolas Jean de Dieu
(1769 - 1851) |
![]() |
Maréchal sous Napoléon, il s'empare du plateau de Pratzen à Austerlitz et est qualifié comme étant « le premier manœuvrier d'Europe », il est aussi à Iéna et à Eylau. En Espagne, on parle de lui pour le trône du Portugal, il tentera après de repousser les Anglais et Espagnols mais il succombe à Toulouse devant une armée quatre fois supérieure à la sienne. Il est ministre de la guerre sous Louis XVIII qui le nomme pair de France, et sera président du Conseil pendant sept années sous Louis-Philippe. |
|
Mme de Staël
(1766 - 1817) |
![]() |
Femme de lettres française, elle est la fille du célèbre banquier Necker et l'épouse de l'ambassadeur de Suède à Paris. D'abord favorable à la Révolution, elle la condamne ensuite après la chute de la royauté. Elle se retire en Suisse avec son père, elle y fera la rencontre de Benjamin Constant. Mais à son retour à Paris, suspecte du Directoire, elle dût s'exiler lorsque Bonaparte témoigna de son hostilité pour Benjamin Constant. On lui doit de nombreux romans « Delphine », « Corinne ». Elle eut dit-on, fait la cour à Napoléon, qui lui manifesta son indifférence. |
|
Suchet Louis-Gabriel
(1770 - 1826) |
![]() |
Il rencontre Bonaparte au siège de Toulon, et participe aux grandes batailles d'Italie sous les ordres de Masséna. Il passe ensuite sous les ordres de Brune puis Joubert avec qui il sympathise. Il devient ensuite inspecteur général de l'infanterie. Il part en Espagne, où il pacifie la Catalogne en sympathisant avec la population locale. Lors des Cent-Jours, il défend la frontière d'Italie. |
|
Talleyrand-Périgord Charles Maurice de
(1754 -1838) |
![]() |
Homme politique français, devenu boiteux enfant, il est destiné à une carrière ecclésiastique et devient évêque d'Autun. Il est député aux États-Généraux et chef du clergé constitutionnel. Il abandonne l'Église et part aux États-Unis. Il est plus tard ministre des relations extérieurs grâce à Barras, et garde son poste en participant au coup d'État du 18 brumaire. N'approuvant pas les conquêtes de Napoléon, il mène un double-jeu avec l'entourage politique. Il devient ainsi ministre des affaires étrangères sous Louis XVIII. Il défendit la France lors du Congrès de Vienne, en divisant les Alliés. Il devient ambassadeur à Londres sous Louis-Philippe. |
|
Victor Claude-Victor Perrin
(1764 - 1841) |
![]() |
Tambour de l'artillerie de Grenoble. Il participe au siège de Toulon, et Bonaparte l'apprécie pour son audace. Il soutient le feu des Autrichiens à Marengo et décide ainsi de la victoire, il recevra un sabre d'honneur. Il sera capturé au cours d'une bataille, mais il est libéré à temps pour remplacer Bernadotte à Friedland. Il fait la campagne de Russie et se bat à Leipzig. Il votera la mort lors du procès de Ney, il est en outre ministre de la guerre en 1821. |
|
Villeneuve Pierre Charles de
(1763 -1806) |
![]() |
Marin français. Commandant l'escadre de Toulon, il est capturé après sa défaite face à Nelson au cours de la bataille de Trafalgar, il y était nommé amiral et commandait la flotte de Cadix. Libéré, il se suicidera. |
Premier Empire sous Napoléon



















































