Les Batailles
Durant la journée du 13 juin le Premier Consul est à la recherche du général autrichien Mélas, il envoie une division de reconnaissance. Mélas posséde 37 000 hommes environ et pas loin de 200 canons. Il sait que les Français sont sur ses arrières, il veut donc avancer vers l'est. Le 14, les divisions autrichiennes sortent d'Alexandrie où ils s'étaient réfugiés et chargent les divisions de Lannes et Victor. Les Autrichiens sont nombreux ainsi que leurs canons. Les Français sont contraints de se replier. Sûr de sa victoire, Mélas quitte le champ de bataille en donnant le commandement à un de ses officiers. Seulement le général Desaix vient renforcer les Français grâce à son artillerie, il est aidé de Kellermann fils (fils du maréchal Kellermann). Durant l'assaut Desaix périra, l'attaque générale est donné, les Autrichiens se débandent et Mélas est enfermé, il se rend le lendemain.
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La reddition d'Ulm Cette peinture de Thévenin montre la scène au cours de laquelle le général autrichien Karl Mack se rend à Napoléon après avoir été enfermé dans Ulm le 19 octobre 1805. |
| Reddition d'Ulm, le 20 octobre 1805 - par Charles THEVENIN (Château de Versailles) | |
Le jour de la bataille, il avait obtenu moins de navires, aussi divisa-t-il l'attaque en deux. Les navires franco-britanniques étaient bientôt encerclé, le Victory se fraya un chemin et tira une bordée meurtrière sur le vaisseau amiral français : le Bucentaure, le mettant hors de combats d'un seul coup. S'ensuivit des combats singuliers entres les navires où les britanniques avaient l'avantage. Les vaisseaux anglais s'engouffrèrent dans la brèche du Victory. Mais le Victory, s'était engagé avec le Redoutable dont le commandant Lucas, avait entraîné ses hommes au maniement des armes portatives. En peu de temps, le pont supérieur du Victory était balayé par une grêle de balles de fusil et pistolet. L'amiral Nelson était mortellement touché, il put néanmoins réaliser qu'il avait gagné la victoire que les britanniques avaient tant besoin. Trafalgar donna la maîtrise maritime aux anglais, et détruisit presque toute la flotte franco-espagnole qui ne s'en remit pas. Un autre navire français célèbre l' Indomptable disparût ce jour-là, il avait largué les amarres au cours de la bataille mais fut pris par un ouragan sur les côtes espagnoles. Napoléon est ainsi enfermé en Europe, mais la victoire d' Ulm survenu la veille fit étouffer les échos des canons de Trafalgar dans toute l'Europe.
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La bataille de Trafalgar |
| La bataille de Trafalgar - par TURNER (Londres, Tate Gallery) | |
Napoléon dégarnit volontairement son aile droite en ordonnant à Davout de se retirer vers les marais, de façon à y attirer le général autrichien Buxhovden. Napoléon sait parfaitement que les Alliés vont essayer d'envelopper l'Armée sur l'aile droite pour lui couper la retraite.
Le centre des alliés est ainsi dégarni et les troupes commandées par Soult, appuyés par la cavalerie de Bernadotte, font soudain volte-face et franchissent le plateau tronçonnant ainsi les troupes Austro-Russes. Pendant ce temps, l'aile gauche française avec Lannes et Murat empêche Bagration d'intervenir en organisant une grande charge de cavalerie. Ceux qui ne peuvent s'enfuir sont repoussés vers les marais où les grenadiers français brisent la glace des étangs paralysant ainsi l'artillerie russe. La victoire de l'Empereur est totale, toutes les tactiques militaires qui se transmettent depuis des siècles préconisant la domination des hauteurs et plateaux se trouvent chamboulées.
Les pertes alliées sont de 11 000 Russes, 4 000 Autrichiens, 10 000 prisonniers russes, 1 600 prisonniers autrichiens, 186 canons et 45 couleurs régimentaires. Les pertes françaises ne s'élèvent qu'à 1 300 morts, 7 000 blessés et 500 prisonniers ! Après la bataille, le brouillard se leva, et le « soleil d'Austerlitz » fit grâce à l'Empereur. Les mots célèbres de Napoléon à ses hommes ont été « Soldats, je suis content de vous. »
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La bataille d'Austerlitz |
Au petit matin, Augereau escalade la partie sud du plateau. Les Prussiens en profitent pour contre-attaquer mais l'infanterie française qui était réfugié dans les maisons ne tarde pas à reprendre les armes.
Plus tard, Ney arrive sur le champ de bataille, il organise une charge solitaire avec ses hommes, il prend des positions prussiennes mais il est bientôt mis en danger, Napoléon ordonne à la cavalerie impériale et à Lannes de dégager Ney. Pendant le repli prussien, le reste de l'armée française gravit le plateau et l'attaque générale est donné, les Français bénéficient de la position et de davantage d'hommes. La victoire est incontestable, 27 000 pertes prussiennes contre 5 000 françaises. Le même jour, au Nord, Davout réalise un exploit en battant la garnison prussienne du duc de Brünswick (qui périt lors de la bataille) avec des forces trois fois moins nombreuses. La Prusse s'incline devant l'Aigle.
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Napoléon passant en revue la Garde à Iéna Célèbre tableau relatant une anecdote lors de la bataille de Iéna. Un jeune grenadier de la Garde (représenté en bas à droite) s'exclame « En avant » lors du passage de l'Empereur, celui-ci répondit. « ...qu'il attende qu'il ait commandé dans trente batailles rangées, avant de prétendre me donner des avis ». |
| Bataille d'Iéna, le 14 octobre 1806 - par Horace VERNET (Château de Versailles) | |
Pendant ce temps là, 4 000 grenadiers russes avancent vers le cimetière que gardait Napoléon, elle se fait décimer sans pouvoir riposter par la Garde française. Davout qui amène des renforts tente de déborder les Russes au sacrifice de nombreux efforts. C'est finalement l'arrivée de Ney en soirée apportant 9 000 hommes frais qui sera déterminante. Les Russes se décident à sonner la retraite.
Cette bataille fut très indécise, Bennigsen déclarera au tsar Alexandre que c'est une victoire. Napoléon objecte que « Pour deux armées qui, pendant une journée entière, se sont fait d'énormes blessures, le champ de bataille appartient à celui qui, fort de sa constance, ne veut pas le quitter. Celui-là est incontestablement le plus fort ».
On trouve Mortier et les dragons de Grouchy à gauche, les positions de Lannes, Oudinot et Victor au centre, et à la droite on trouve Ney. La stratégie de Napoléon est la suivante : attaquer par la droite par Ney, pendant ce temps là, l'artillerie disposés au centre devra multiplier les canonnades pour couvrir l'attaque. Napoléon ordonne à Ney de charger et de ne pas s'occuper de ce qui se passe à droite ou à sa gauche car il s'occupait de tout le reste. Vingt coups de canons donnent le signe de la charge à 17h30. La charge de Ney est légèrement déviée, et pendant ce temps là, l'artillerie française fait face à celle des russes qui ripostent violemment. La cavalerie russe déborde sur Ney qui ordonne aux mousquetaires de « faire le ménage ». Il parvient à s'infiltrer au-milieu des Russes et de prendre position au pont, il reçoit bientôt l'appui de Victor. Les Français prennent l'avantage grâce au courage des artilleurs. Les Russes tentent de se replier, mais l'aile gauche de Mortier et les positions de Ney favorisent la débâcle russe.
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La bataille de Friedland |
| Bataille de Friedland, le 14 juin 1807 - par Horace VERNET (Château de Versailles) | |
Les deux camps se réorganisent : l'archiduc d'Autriche Charles veut garder les hauteurs avec son aile gauche et déborder les français par la droite. Napoléon ordonne à Masséna de tenir à droite, Bernadotte et Marmont attaqueront le centre pendant que Davout et Oudinot prendront le plateau. Napoléon se déplacera à cheval pour donner ses ordres, il évite un boulet et rassure Oudinot en déclarant : « Monsieur, en guerre tous les accidents sont possible s». Les Autrichiens qui ont mal interprété les ordres de leur supérieur attaquent Davout. Mais Masséna se fait déborder par 60 000 Autrichiens, il doit recevoir l'appui de Bernadotte. Pendant ce temps, Macdonald prépare un assaut au centre, il charge mais est bientôt en manque de cavalerie. Bessières, qui commande la cavalerie impériale ne peut lui fournir car il a été éjecté de son cheval. Masséna reprend le contrôle de la gauche et Davout parvient à accéder aux hauteurs. Napoléon n'a même pas utiliser toutes les ressources de son armée qu'il est déjà victorieux.
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La dernière charge de Lasalle à Wagram Ci-contre, le général Lasalle, remarquable cavalier, il se distingua dans les batailles de l'Empire. Il sauva Murat à Heilsberg, et fut tué à Wagram. |
| Le général Lasalle à la bataille de Wagram, 1809 - par DETAILLE | |
Mais dans l'après-midi, les coalisés reçoivent le soutien de troupes autrichiennes et russes. Les Français tiennent cependant les positions et résistent. Les troupes de Ney et Marmont doivent faire face à Blücher. Mais au soir du 16, les Français ont résisté, seulement les Coalisés attendent encore des renforts, Napoléon peut compter sur des troupes saxonnes qui sont près du champ de bataille, les Français ont pour l'instant perdu moins d'hommes.
Le 17 est une journée moins agitée, Napoléon fait part de propositions de paix. Le 18, l'ordre du repli est donné, les divisions françaises au front assurent la retraite grâce à des contre-charges de la cavalerie. Les Français s'appuient désormais sur de nouvelles positions et organisent une contre-attaque grâce à Victor. Bientôt, Bernadotte (Suède) apporte son soutien aux Coalisés ainsi que les Saxons qui ont changé de camps. Les Français ne sont plus que 28 000 face à 90 000 Coalisés. L'Armée recule mais ne s'écroule pas et Ney et Marmont au Nord ont conservé leurs positions. Les munitions et l'artillerie française (220 000 coups de canons tirés) commencent à faiblir.
Le 19, Napoléon donne l'ordre de la retraite de la Grande Armée, il se retire et donne le commandement à Macdonald. Les Français s'échappent par l'unique pont qui permet de traverser l'Elster. Poniatowski qui a reçu le bâton de maréchal sur le champ de bataille pour sa bravoure a la dure tâche de commander l'arrière garde, il possède peu d'hommes mais il protège la retraite de façon brillante et tente de s'enfuir à la nage, il meurt noyé. Il avait déclaré à l'Empereur juste avant « Ah Sire, nous tiendrons ! Nous sommes tous prêts à périr pour votre Majesté ». Macdonald, quant à lui, réussira à s'enfuir par la nage, on le retrouvera nu sur l'autre rive.
« La bataille des Nations » est la première grande défaite de Napoléon, elle met fin à la campagne de Saxe et ouvre la voie aux alliés qui envahiront la France.
Ayant battu les Prussiens à Ligny et lancé Grouchy à leur poursuite (16 juin), Napoléon laissa Wellington s'installer sur le plateau de Mont-Saint-Jean, mais gêné par des tornades de pluie, il ne put attaquer le lendemain. Le 18 juin, Ney charge les troupes de Wellington qui subirent des pertes, mais conservèrent leur positions. L'arrivée des prussiens de Blücher (à noter que Blücher et Wellington communiquait en français qui était la langue la plus parlé en Europe) désempara les Français, qui attendait le retour de Grouchy. Ayant ordonné la retraite, Napoléon laissa le commandement à son frère Jérôme et fit route à Paris, cette défaite fut fatale à l'Empereur. La coordination entre les maréchaux Grouchy, Ney et l'Empereur était désastreuse, « A Waterloo, à commencer par moi, personne n'a fait son devoir » Napoléon. Les différents ordres adressés par l'Empereur n'arrivèrent jamais ou très en retard. On raconte plusieurs choses à propos de la bataille, le général Cambronne qui commandait le dernier carré de la Vieille Garde, aurait eu une conduite héroïque : refusant de se rendre aux Anglais, il aurait prononcé le fameux « Merde ! », qui reste aujourd'hui attaché à son nom. Le général ayant toujours démenti ce mot, on l'a habilement remplacé par cette phrase qu'il n'a peut-être pas prononcée : « La Garde meurt mais ne se rend pas. » Quant au maréchal Ney, face à un carré anglais, il aurait prononcé à sa cavalerie : « Venez voir comment meurt un maréchal de France ». Pour le cas de Grouchy, son retard sur le champ de bataille aurait dépendu d'un plat de fraises qu'il tenait à finir avant de retourner au combat, Grouchy n'avait pourtant pas reçu d'ordre pour venir appuyer l'armée contre les Anglais au Mont-Saint-Jean.

La bataille de Waterloo
On voit ici les troupes françaises chargeant sur un carré anglais.
Charge des Cuirassiers Francais (Victoria et Albert Museum, London)
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WATERLOO 1815 |
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Une vision nouvelle...
Récit |
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Dans un monde qui a changé, nous n'avons plus de raisons de lire la bataille de Waterloo
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Le mot de Cambronne |
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| Le Guide fidèle du Brabant Wallon 1767-1775 |
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Tout est confusion dans cette histoire... On l'appelle Bataille de Waterloo, mais elle ne se déroula pas à Waterloo, ce sont les vainqueurs anglais qui ont imposé ce nom. Les Allemands l'avaient appelée bataille de la Belle-Alliance, et les Français bataille de Mont-Saint-Jean. Trois appellations différentes pour une même bataille, et c'est la plus fausse des trois qui s'impose ! Dans un monde qui a changé, nous n'avons plus de raisons de lire la bataille de Waterloo à travers la vision déformante des historiens d'une autre époque. Pour tirer les enseignements que cet événement doit nous livrer, nous devons oublier les conclusions imposées par des successions de livres dont le but était d'établir une vérité qui flattait les préjugés de leurs lecteurs ; nous devons remonter aux sources, et voir si une partie des mystères qui enveloppent la bataille peuvent être dissipés par une approche nouvelle. En privilégiant les documents rédigés pendant et après la bataille, je suis arrivé à des conclusions surprenantes : Napoléon et ses généraux se sont trompés en lisant la carte, ils ont cru que l'armée anglaise se trouvait dans le hameau de Mont-Saint-Jean, alors qu'elle était établie mille mètres en avant de celui-ci. En ce qui concerne Hougoumont, ils n'ont pas pris conscience de l'existence d'un. ensemble fortifié derrière le bois. Les troupes françaises se sont lancées en aveugles sur un terrain mal perçu par leurs chefs. En fait, Français et Anglais n'ont pas mené la même bataille. |
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ncroyable ? Oui. Et pourtant... Une donnée qui change toute l'histoire de cette bataille : Ca n'a l'air d'être qu'un détail, et pourtant : Le 6e corps (Lobau) ne se trouvait pas à gauche de la chaussée de Bruxelles... |
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| Contrairement à ce qu'affirment, à la suite du 2e récit de Sainte-Hélène, tous les historiens :
Mais plus à droite, comme il ressort des témoignages : du bulletin de la bataille dicté par Napoléon et tant d'autres... (ces témoignages seront bientôt mis en ligne sur ce site.)
Un détail ? Napoléon est passé maître dans l’art d’être plus fort que son adversaire sur le terrain de la rencontre. Au cours de la bataille, il accentue encore cet avantage. Tandis que se déroulent les péripéties tragiques du combat sur l’ensemble du front, opposant aux appels parfois pressants de ses maréchaux la sérénité d’un esprit sûr de ses conceptions, il scrute le dispositif adverse, en discerne les faiblesses et détermine l’objectif le plus favorable à l’attaque. Sentant en fin la désorganisation poindre chez l’ennemi, qui s’est prématurément usé, il précipite, au point choisi, la masse de ses réserves. L’apparition soudaine de ces forces, auxquelles l’ennemi ne peut plus rien opposer, constitue ce qu’il appelle l’événement, qui fixe le sort de la bataille. (Maréchal Pétain, 1931.) A Waterloo, c'est le 6e corps (général Mouton, comte de Lobau) qui devait constituer la masse de réserve stratégique. S'il est vrai que le 6e corps ne se trouvait pas à la place admise par tous les historiens de la bataille, il s'ensuit automatiquement que toute l'histoire de la campagne de 1815 est à refaire. Mais est-il admissible de remettre en cause ce que tant de savants docteurs et stratèges ont répété depuis plus de 180 ans ? Peut-on toucher à l'enseignement militaire, à la sacro-sainte doctrine napoléonienne ? Apparemment non.
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Premier Empire sous Napoléon














